Capteurs solaires dans le bâti, mode d’emploi

SANYO DIGITAL CAMERALe Service Territoires Architecture et Patrimoine a publié un guide en s’appuyant sur Pôle Energies 11, la CAPEB et le CAUE
Ce petit guide donne les clés de compréhension de l’intégration des capteurs solaires thermiques et photovoltaïques dans l’architecture audoise. Réalisé en 2010, il a été révisé et réédité par les CAUE du Languedoc-Roussillon en 2015.Un système de fiches permet à chacun de situer son projet, d’en comprendre son impact et d’avoir une idée de sa recevabilité.

Doit-on choisir entre protection du patrimoine et développement des énergies renouvelables ? À cette question, le guide rédigé collectivement par le STAP de l’Aude, Pôle Energies 11, la CAPEB et le CAUE répond « non ».

Si l’on respecte des principes d’intégration déclinés dans ce petit document, il est ainsi possible d’avoir du solaire thermique dans les centres anciens. On veillera ainsi à ne pas dépasser une surface d’environ 2 m2 par capteur. Le photovoltaïque peut également trouver sa place dans les villes et villages de l’Aude, y compris dans les périmètres de site classé, si la « nappe » de capteurs s’adapte au bâti, et non l’inverse comme c’est souvent le cas.

Le solaire, c’est possible en centre ancien…

Ainsi, plus que de « jeter » des capteurs bleus au milieu d’une toiture orange composée de tuiles canal, il est conseillé de constituer une surface homogène sur un bâtiment annexe ou sur un auvent. Ici, l’intérêt technique rejoint le patrimonial : en choisissant de positionner ses capteurs photovoltaïques sur un garage, par exemple, on limite les dégâts liés à de possibles ruptures d’étanchéité et, suivant les cas, on pourra plus facilement assurer la ventilation des panneaux, donc gagner en rendement de production d’électricité.

Pour la protection du patrimoine bâti, il est recommandé d’éviter le positionnement des capteurs sur le toit principal : il faut préserver l’homogénéité des vues sur les villes et villages en évitant de toucher à cette « cinquième façade » qu’est le toit. Ceci sous-entend qu’il est toutefois possible de positionner des capteurs photovoltaïques sur ces toits à condition qu’ils ne soient pas visibles depuis la voie publique.

… avec un seul capteur en thermique ou du photovoltaïque non visible depuis la voie publique

Il faut accepter que certains endroits ne puissent accueillir des capteurs photovoltaïques, sachant que la priorité dans l’ancien est le renforcement de l’isolation ou l’amélioration des systèmes de chauffage. Sachant aussi qu’une grande majorité du bâti audois pourra accueillir des capteurs solaires, si possible de façon qualitative.

Réalisé en 2010, ce guide reste d’actualité et marque un tournant dans l’approche du solaire par le service communément appelé des « Bâtiments de France ». Il faut noter une évolution majeure depuis sa sortie au niveau du photovoltaïque : l’incitation tarifaire pour des systèmes de 9 kWc, représentant environ 70 m2 de surface captrice. Ce dimensionnement va dans le sens d’une meilleure intégration au bâti car il est désormais possible de rendre capteur tout un pan de toit, en évitant « l’effet mouchoir bleu » que l’on a avec 3 kWc au milieu d’une surface de tuiles oranges.

Télécharger le livret_guide_des_capteurs_2015-web

Contact pour aller plus loin : assistance architecturale gratuite au CAUE de l’Aude – 04 68 11 56 20 – caue.aude@gmail.com