
Une cellule photovoltaïque, appelée aussi photopile, transforme la lumière en courant électrique. Bien que ce soit un Français, Antoine Becquerel, qui ait découvert l’effet photovoltaïque en 1839, notre pays est nettement décroché des leaders mondiaux : Allemagne, Etats-Unis, Espagne, Japon, Italie.
L’instauration en 2006 d’un prix d’achat garanti du kWh, rendant les investissements "rentables", ainsi que le soutien de la Région Languedoc-Roussillon, a permis le décollage du marché.
Jusqu’ici cantonnés dans les applications d’électrification de sites isolés du réseau, les systèmes photovoltaïques commencent à se voir sur les toits des bâtiments audois. Depuis peu, des projets de centrales photovoltaïques au sol émergent sur certains territoires. Bien qu’il s’agisse surtout pour l’heure d’une réservation foncière, une première grande centrale est en service depuis fin 2008 : 7 MWc à Narbonne, suivi d’une autre à Villanière ; d’autres de taille plus modestes viennent d’être réalisées à Talairan, Feuilla ou Raissac-sur-Lampy.
Fin 2010, devant le nombre de projets et le risque de bulle spéculative autour du photovoltaïque, l’Etat français a décrété un moratoire de 3 mois sur les tarifs d’achat du kWh PV. La nouvelle règle du jeu doit privilégier la production en secteur résidentiel et les projets de moins de 36 kW sur bâti.

